Brown Sugar Night 2
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Brown Sugar Night : une deuxième édition réussie

Salut les Girlz ! Le week-end dernier avait lieu la deuxième édition de la Brown Sugar Night au Grand Rex. Au programme : visionnage des films Queen & Slim et Harriet en avant-première, DJ, prestations de danse ou encore karaoké géant pour une nuit blanche digne de ce nom !

Qui dit nouvelle année dit aussi nouveaux événements afro-caribéens. Le premier du genre a eu lieu du samedi 11 au dimanche 12 janvier au Grand Rex. Vous voyez de quoi je parle ? Il s’agit bien sûr de la Brown Sugar Night. Dès 20 heures et jusqu’au petit matin, les amateurs de bons sons ont pu se déhancher et profiter de deux films afro-américains projetés en avant-première. Comme j’y étais, voici un petit récap de la soirée !

Le billet a été acheté longtemps à l’avance et ma tenue m’attendait sur mon lit depuis la veille de la soirée. Un jean et un haut blanc pour respecter le dress code proposé par les organisateurs de la Brown Sugar Night. Grève des transports oblige, me voilà à galérer à travers les rues de Paris en voiture pour essayer d’arriver avant l’ouverture des portes. Peine perdue, la BSN2 a commencé depuis plus d’une heure et demie lorsque je me présente devant le cinéma. Au moins, je n’ai pas fait la queue pour entrer !

Le Grand Rex s’afro-américanise pour la Brown Sugar Night 2

Lorsque je pénètre dans le Grand Rex, j’ai l’impression d’assister à une immense réunion de famille. La musique résonne à fond, les gens ont joué le jeu du dress code. Je m’émerveille de voir autant de personnes de couleur dans un même lieu et je prête attention à chaque style capillaire. Qui sait ? Je trouverai sûrement des idées, en plus des conseils donnés par les hôtesses de Design Essentiels. La marque, qui tient un stand à chaque étage, vend des soins capillaires à la noix de coco ou à l’avocat. Je jette un rapide coup d’œil au stand avant de me diriger vers un autre endroit.  

En effet, le Grand Rex s’est afro-américanisé pour l’événement. En plus des habituelles formules, on pouvait aussi déguster un large choix de mets tels que :

  • des pâtés au poulet ou à la morue à 3€80 pièce ;
  • des chips de bananes plantains en sachet ;
  • du jus de bissap ou du Royal Soda ;
  • des floups à 2€50 ;
  • des afropokés de New Soul Food pour 13€ environ.

Avec autant de choix, difficile de résister et de ne pas faire la queue pour espérer goûter à tout. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de goûter à l’afropoké, les quantités étant limitées.  Je me suis toutefois rattrapée en prenant le dernier pâté au poulet (hé hé !). Le temps de le chauffer et de trouver une place dans la salle que le premier film débutait.

Queen & Slim : les Bonnie and Clyde Noirs des temps modernes

A l’occasion de la Brown Sugar Night n°2, les organisateurs ont vu les choses en grand. Après s’être ambiancés en début de soirée, on a enchaîné avec Queen & Slim réalisé par Melina Matsoukas. L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, à notre époque. Après un premier rendez-vous, un homme et une femme noirs sont arrêtés par un policier blanc pour un motif mineur. Très vite, la situation dérape. Le policier est tué sous le coup de la légitime défense et le couple se retrouve en fuite. Au fur et à mesure de leur parcours, les deux protagonistes appelés Queen (Jodie Turner Smith) et Slim (Daniel Kaluuya) se rapprochent et deviennent le symbole des injustices faites aux personnes de couleur.

Affiche du film Queen & Slim

Touchant et percutant, ce film rappelle à quel point il peut être difficile d’être Noir aux Etats-Unis. Au-delà des éléments cinématographiques récurrents propres à la cavale (planque, problème de voiture, mise en scène des routes traversées, …), Queen & Slim marque avec justesse les tensions raciales qui persistent encore aujourd’hui aux Etats-Unis. Inutile de préciser que ce film, qui rappelle le mouvement Black Lives Matter, a fait réagir dans la salle. Certains iront peut-être le regarder encore une fois dès sa sortie en salles le 12 février prochain.  

Karaoké géant et pause détente avant Harriet

Après plus de 2 heures intenses de film, il était temps de faire une pause. Et de se dégourdir les jambes aussi ! Sur la scène, un DJ a déjà pris place et mixe quelques sons. Le résultat est là : tout le monde s’est enjaillé. Je me laisse entraîner également et fais quelques déhanchés en rythme avec la musique. Partout où je regarde se trouvent des personnes heureuses d’être là et de savourer ce moment. La pause permet aussi de s’aérer, d’acheter de quoi manger ou alors de visiter les stands. J’en profite pour aller vers celui de Nofi Store et achète de belles boucles d’oreilles.

Stand Nofi Store
Stand de Nofi Store

Karaoké à grande échelle

Ravie d’avoir fait une belle action en supportant le black business, je rentre de nouveau dans la salle pour participer à la prochaine animation : un karaoké géant. En général un karaoké c’est toujours sympa. On essaie de tout donner et surtout, on chante faux. Imaginez un tel spectacle avec plus de 2500 personnes. Oui, c’était le feu ! De Alicia Keys (Girl on Fire) en passant par Slaï (Flamme), tout le monde a donné de la voix, moi y compris.

Karaoké géant à la Brown Sugar Night 2 ©brownsugardays

Harriet

Peu après cet interlude musical, le second film, Harriet, a commencé. Celui-ci retrace l’histoire d’Harriet Tubman, jouée par Cynthia Erivo. Harriet Tubman est une ancienne esclave qui s’est échappée seule en 1849. Une fois libérée de ses maîtres, elle a aidé plus d’une centaine d’esclaves à faire de même sans jamais se faire attraper. Ce biopic assez fidèle de Tubman laisse un goût d’espoir et de reconnaissance. On saisit à la fois la gravité des faits mais on prend aussi conscience de la force et du courage qu’il a fallu à cette femme pour secourir et libérer d’autres esclaves. Ce film de Kasi Lemmons est à retrouver en salles le 29 avril 2020.

Affiche du film Harriet

« Nocturne c’est pas dodo » !

Les organisateurs de la Brown Sugar Night avait prévenu : « Nocturne c’est pas dodo » ! Une fois le film Harriet terminé, place à une prestation de danse à couper le souffle avec Badgyalcassie ainsi que d’autres danseuses et danseurs. La DJ Anaïs B, après les DJ Greg, Missmak, Myst la légende et le chanteur Naza, a ensuite poursuivi les festivités avec du son comme on aime. Avec une telle ambiance, difficile de s’endormir.

Pour ma part, je n’ai pas tenu jusqu’au bout et j’ai tiré ma révérence en partant à 5 heures du matin. Pour cette deuxième édition de la Brown Sugar Night, je ne pouvais pas espérer mieux. Ah si, plus d’afropoké en stock ! Mais ce n’est que partie remise et j’espère bien pouvoir prendre ma revanche lors d’une éventuelle troisième édition de la BSN.

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